L'Hôtel Vagabond

L’Hôtel Vagabond
Le matin il s'éveille en même temps que l'astre jetant son ombre sur la colline
Emportant sur son passage les illusions enfantines

Carrefour d'histoires d'amour et de tendresse
Hôtel Vagabond est son nom pour les instants d'ivresse
Arrivées là-bas les envies ne sont pas les mêmes pour chacun
S'ensuit un baiser volé ou l'impression d'être orphelin
Torturant parfois le c½ur d'âmes sensibles
Il peut être pour celles-ci un repos paisible
Le vent de la liberté souffle tel le Balaguère
Loin du vrai Monde, statuts et faux semblants ne sont qu'éphémères
On ne saurait l'apprécier à sa juste valeur
Nul ne sait quand le crépuscule arrivera en sa demeure

# Posté le jeudi 23 avril 2009 13:41

Modifié le jeudi 23 avril 2009 13:58

L'éveil des sens

L'éveil des sens
Le goût est le premier à nous mettre en appétit
Le nouveau né goutte au souffle de la vie
L'odorat nous anime
Telle une douce senteur nous sortant de l'abyme
Le toucher est la caresse d'une mère
Qui rend compte d'un premier contact éphémère
L'ouïe se mêle de ce qui ne la regarde pas
Elle recherche la vérité à chaque pas
La vue nous permet d'entrevoir la beauté du Monde
En la personne de la femme féconde


Par la suite le goût se transforme
Et se met à jour des nouvelles normes
L'odorat se laisse chatouiller
Par de belles écumes d'été
Le toucher est comme le vent
Une fois passé, rien n'est plus comme avant
L'ouïe se rend compte de certaines choses
Dont elle fera part lors d'un élan de prose
La vue se laisse porter par ses envies
Et se permet d'aller voir ailleurs quand l'horloge sonne minuit


Enfin le goût me laisse l'espoir de te retrouver
Car une fois apprivoisées, mes papilles t'appellent à regret
L'odorat me permet d'aspirer à une certaine plénitude
Quand de ton odeur j'ai pris l'habitude
Le toucher m'emporte à la caresse de ta main
Quand corps à corps nous ne formions qu'un
L'ouïe me rappelle de doux souvenirs
Lorsque tu te donnais sans mentir
La vue m'enchaîne à la beauté du Monde
Car sans toi je ne peux rester une seule seconde


L'éveil de mes sens
Comme la marque de mon essence
Telle la rosée de ma renaissance
Trouver l'équilibre devient une urgence
Ne pas faire preuve d'impertinence
Ni montrer des signes d'impatience
Il faut parvenir à l'émergence
Pour rendre muet le silence
En passant par l'espérance
Pour enfin tenter sa chance
Ce n'est qu'un jeu de transparence
Mais il faut en saisir toute l'importance
La vie est faite d'imprudence
A force d'insouciance
C'est comme un dé qu'on lance
On en vient à oublier l'excellence
Entre tous mon c½ur balance
Mon sauveur serait-il le sixième sens ?

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 12:25

Amicitia

Amicitia
Ca commence par un point commun
Une rencontre inattendue dans un jardin
Celle-ci t'apporte joie et bonheur
Te soutient dans ton malheur
Prie pour toi à ses heures perdues
Quand tu essayes de sortir d'une voie sans issue
Elle est malheureuse pour ton premier chagrin d'amour
Tu t'imagines vos conversations faisant vos vieux jours
Ces conversations qui duraient jusque tard dans la nuit
Etaient alimentées de vos rires de petites souris


On prend sa valise, on découche chez l'une
Histoire de pouvoir enfin admirer le clair de lune
C'est elle qui va te donner le courage
De pouvoir faire face à l'orage
Une sorte de moitié de lumière
Qui te rattrape quand tu te perds
Etant devenue la paria de toute la populace
Elle te soutient et jamais ne se lasse
Se fait sentir la sensation du réconfort
Lorsqu'après lui avoir parlé tu t'endors
Tu lui confis tes doutes, tes secrets et tes larmes
C'est elle qui te dit de courir et de ne pas baisser les armes


Puis un jour l'écho de vos voix disparaît
Sans que nulle ne sache ce qui s'est passé
Le fossé se fait de plus en plus sentir
L'une comme l'autre vous ne voulez pas revenir
Parties dans deux mondes presque opposés
Vous apercevez le rétrécissement du reflet

A votre rencontre vous sortiez de l'infini
Désormais de la foule vous faites partie
Et voilà qu'un drame arrive
L'autre n'est plus là pour te sauver de la dérive
Tu coules et coules encore
A présent, elle n'est pour toi qu'un fond sonore


L'amitié est une chose qui perdure
N'en sois plus si sûre
N'y vois pas là quelque chose de négatif
Mais juste un avertissement devant l'affectif
Finalement, la chaire de chacune est tatouée par l'inconnu
A présent, le clair de lune a disparu

# Posté le samedi 25 octobre 2008 11:18

Modifié le lundi 12 janvier 2009 17:07

Confidence pour confidence...

Confidence pour confidence…
Allongée sur le divan j'expose ma vie
Mes peurs, mes frissons, mes insomnies
Une réelle introspection s'effectue
Pour m'amener vers mon moi contigu

Je respire profondément
Je vois les reflets du vent
Telle ma vie et ses histoires
Devant lesquelles je dresse un miroir

Confidence pour confidence
Il faudrait que je me lance
Confidence pour confidence
Je n'ai plus de patience
Confidence pour confidence
Je ne peux supporter ce silence
Confidence pour confidence
Je n'en peux plus de cette errance

Je règle mes conflits familiaux
Bien plus de peine que de mots
Me priver d'un pays est une telle frustration
Que l'espérance devient un poison
Pays qui m'a été arraché pour des raisons primaires
Crevons l'abcès, cessons les mystères
Aujourd'hui se pose un problème d'identité
Il serait temps de se recentrer

Confidence pour confidence
Il faudrait que je me lance
Confidence pour confidence
Je n'ai plus de patience
Confidence pour confidence
Je ne peux supporter ce silence
Confidence pour confidence
Je n'en peux plus de cette errance

Concernant un avenir que je ne veux plat
De grands doutes apparaissent à chaque pas
Un possible échec n'est pas une hérésie
Quand j'y pense le soir dans mon lit
Parcourue d'indécisions jusqu'à présent
Je me dois d'aller de l'avant

Confidence pour confidence
Il faudrait que je me lance
Confidence pour confidence
Je n'ai plus de patience
Confidence pour confidence
Je ne peux supporter ce silence
Confidence pour confidence
Je n'en peux plus de cette errance

La lune venant je me dévoile sous mon vrai jour
En priant que ce moment durera toujours
La nuit est pour moi mon jardin secret
Là où toutes mes ombres sont éclairées
La nuit est pour moi un instant d'ivresse
Où les faces cachées disparaissent


Confidence pour confidence
Il faudrait que je me lance
Confidence pour confidence
Je n'ai plus de patience
Confidence pour confidence
Je ne peux supporter ce silence
Confidence pour confidence
Je n'en peux plus de cette errance

Une personne m'a dit que ce serait difficile
Mais à l'instant tactile
Celle-ci est partie rejoindre le néant
Pour me laisser seule avec mon inconscient

Enfin nous passons à mon amour perdu
Celui qui ne m'a jamais déçue
C'est celui qui aurait pu durer
Si les circonstances n'avaient pas tout changé
Pathétique à y croire encore
Je n'ai pu qu'effleurer son corps
Quand je l'ai vu pour la première fois
J'ai su que je ne me trompais pas
Peut-être est-ce folie d'y songer
Mais je me fiche des marques laissées
Mon c½ur est gelé à l'idée de voir d'autres hommes
Je m'éclipse petit à petit tel un fantôme
Dès que quelque chose me le rappelle
A fleur de peau je m'effondre et me révèle
La chaleur de la nuit s'empare de mon âme
A présent tout mon être le réclame
Pas un seul jour où je ne pense pas à lui
Mes larmes sont des perles de pluie

Confidence pour confidence
Il faudrait que je me lance
Confidence pour confidence
Je n'ai plus de patience
Confidence pour confidence
Je ne peux supporter ce silence
Confidence pour confidence
Je n'en peux plus de cette errance

Confidence pour confidence...
Je ne sais pas si j'avance...
Confidence pour confidence...
Un nouveau jour commence...



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# Posté le mercredi 01 octobre 2008 13:06

Le Serpent

Le Serpent
Auparavant il avait aiguisé ses dents
Il se fond, s'inspire de votre inconscient
La crainte d'un danger imminent
Vous guète un certain temps

Vous n'y aviez pas pensé en vous prélassant
Personne ne viendra vous sauver, pas même votre maman
Qui vous rassurait quand vous étiez enfant
Inutile de faire semblant
Vous avez peur maintenant

Il s'approche tout doucement
En écoutant de votre c½ur les battements
Il se penche sur vous tel un serpent

Au son de vos prières il entend votre chuchotement
Il vous regarde, vous toise sournoisement
Tel l'inspecteur observant les passants

Votre esprit se dissipant
Vous espérez que cela ne durera pas longtemps
Votre inquiétude grandissant
Il vient vers vous en rampant
Des perles de sueur sur votre front ruisselant
Il vous renifle lentement

Un cri de peur vous échappant
Il vous attaque dès à présent

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 11:38

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 13:44